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rire sourire et écrire dans oeuvre écrivain le sourire déclaré carnassier par ses collègues... congédiant d'un sourire divin les dragueurs, elle resplendissait, l'hypnotisait, son visage, ses yeux, sa silhouette, rappelaient tellement Isabelle, la vaporeuse sylphide rencontrée le samedi après la trahison de son premier amour, la déesse qui ne fut qu'un mirage... l'encourageant à s'impliquer professionnellement toujours davantage, être affable avec tous, sourire régulièrement, flatter la directrice informatique, s'inquiéter de la rhino du dernier braillard dans la smala principale secrétaire du directeur, l'entraînant à poser le timbre de sa voix, soutenir une conversation sur la météo, n'affichant aucune mauvaise humeur quand, après leur mise en ménage, huit mois seulement après leur rencontre, il rentrait rarement à dix-sept heures en pleine forme mais couramment à vingt, crevé, ingurgitant, faute de forces, le breuvage cathodique et la délaissant. Sourires lassés du cadre collectionneur d'aventures certain de ne pas finir seul la soirée. Elle vint se coller et lui avoua le lendemain matin, à leur réveil rue des Trois Visages, l'aimer en secret depuis un mois et dix-neuf jours, soit depuis leur première 'rencontre', un vendredi qu'elle attendait la sacrée libertine à la sortie du bureau ; le galant jeune dragueur avait simplement dit 'bonjour', ajoutant machinalement, sans vraiment la regarder, 'char-man-te' : ce mot l'envoûta ! |